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Lire pour grandir

  • Livre pratique : L’isolation thermique écologique, de Jean-Pierre Oliva

    Après son ouvrage à succès sur "La conception bioclimatique", Jean-Pierre Oliva, vient de son sortir un nouveau livre concernant les travaux écologiques de la maison : L’isolation thermique écologique .

    Un livre qui explique les points clés des travaux d'isolation en 2025 et dont voici un chapitre :

    Isoler de manière écologique

    Certains matériaux d'isolation sont à éviter du point de vue écologique. La plupart des polystyrènes extrudés sont gonflés aux HCFC. Le polyuréthane et le polystyrène sont des dérivés du pétrole ou du gaz naturel. Des substances toxiques comme le benzène (cancérigène prouvé) sont libérées lors de leur fabrication.

    Les laines minérales (laine de roche et laine de verre dans une moindre mesure) ainsi que la cellulose répondent à ce jour aux exigences minimales requises en matière de qualité, de respect de l'environnement, de santé... et de budget. Lors du placement des laines minérales, veillez cependant à respecter les précautions d'usage (vêtements protecteurs, masque anti-poussière,...)
    Ces matériaux sont partiellement ou entièrement constitués de matières premières naturelles et sont recyclables.

    La production de l’isolant consomme de l'énergie, qui est cependant très rapidement regagnée. Placée correctement, une laine minérale permet d'économiser en deux mois la quantité d'énergie nécessaire à sa fabrication. La fabrication d'isolant à base de cellulose ou de liège nécessite encore moins d'énergie. Les laines minérales résistent très bien à l'humidité et au feu.

    Pour isoler les parties souterraines de la maison, le verre cellulaire ou le polystyrène extrudé sont nécessaires. Dans ce dernier cas, nous conseillons évidemment les plaques de polystyrène sans CFC ni HCFC.

    Zone d’isolation 

    Laine minérale (laine de verre ou laine de roche)

    Cellulose

    Mur creux

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    Façade extérieure

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    Toit incliné

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    Toit plat (toit chaud) (a)

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    Sol rez-de-chaussée (b)

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    Plancher du grenier

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    (a) un toit plat existant ne peut être bien isolé après coup, que de l'extérieur (toiture inversée), avec des plaques de polystyrène. Depuis 1997 il existe sur le marché des plaques de polystyrène gonflées au CO2, totalement exemptes de CFC et de HCFC.
    (b) une autre possibilité consiste à injecter une couche de flocons d'argile expansés de plus de 50 cm d’épaisseur.

    La plupart des matériaux isolants "bio" comme le lin ou la laine de mouton sont traités chimiquement notamment pour les rendre ininflammables et imputrescibles. Par ailleurs, ils coûtent nettement plus cher que les matériaux isolants conseillés dans ce guide.

    Pour le placement de la laine minérale et de la cellulose, le port d'un masque à poussières est recommandé. Pour la laine minérale il vaut mieux porter des gants et des vêtements bien fermés à cause des irritations cutanées qu’elle peut provoquer.

    Pour être complet, signalons qu'autant certaines laines minérales que la cellulose contiennent des résines à base de formaldéhyde, utilisées comme liant. L’isolant cellulosique, fait de vieux papier, contient en plus une petite quantité d’encre toxique et est traité chimiquement (avec des sels de bore) contre les moisissures. Ce n’est pas un problème si l’isolant est placé dans un mur creux, ou sur la façade extérieure (pas directement en contact avec les pièces isolées).

     

    L’isolation thermique écologique, de Jean-Pierre Oliva est donc un livre qui conviendra donc aux professionnels de la rénovation et construction mais aussi aux particuliers voulant entreprendre des travaux et se renseigner - car l'ouvrage est écrit en un langage accessible à tous - : d'autant que des aides à la rénovation existent comme MaPrimeRénov' pour faire  l'isolation de sa maison.

     

     

  • Quels livres lire à Noël ?

    Une oeuvre déchirante d'un génie renversant de Dave Eggers

    Ca raconte quoi :

    Eggers, enfant chéri des lettres west-coast, narre sur 500 pages comment il s'occupe de son jeune frère adoré, monte des magazines foutraques et généreux ou tente de participer à des castings de téléréalité.

    En fait il s'agit de quoi :

    L'exemple le plus abouti d'autobiographie post-moderne. Et c'est quoi, une autobiographie machintruc ? Disons une version romancée, ironique et explicitement consciente de sa propre vie. Brillant mais poseur, son livre agace autant qu'il séduit, comme seuls savent le faire les enfants gatés. Sympa, Dave Eggers nous conseille de zapper une centaine de pages au beau milieu du roman.

    On le lit où :

    Une oeuvre déchirante... accompagnera idéalement vos week-ends chez un oncle du sud-ouest, où vous vous surprendrez à regarder votre atroce petit neveu avec affection.
    En savoir plus : lire un billet sur Pourquoi nous avons faim, autre ouvrage de Dave Eggers

    Doggy bag de Philippe Djian

    Doggy bag  Djian.JPGCa raconte quoi :

    L'histoire de la famille Sollens, deux frères qui ont repris le garage familial – et ont partagé également la même femme, un père vaguement magouilleur et une mère à qui il va arriver quelque chose d'horrible.

    En fait il s'agit de quoi :

    On en parle surtout parce que le premier volume est sorti en poche. Le Doggy bag de Philippe Djian est l'équivalent littéraire d'une série télévisée. Ecrite sans fioriture, la saga souffre parfois de la faiblesse de l'intrigue mais se rattrape par quelques personnages réussis. Détente pas trop idiote.

    On le lit où :

    allongé et moite sur son lit quand le jour brûlant décline. Si possible avec quelqu'un à côté parce que lire Djian (me) donne souvent envie de baiser.
    En savoir plus : Doggy bag I et II et la short-list Philippe Djian sur le mag livres.

  • Lexture sur La Jeune détective et autres histoires étranges - Kelly Link

    De ce côté de l’atlantique il s’agit bien pour la majorité des lecteurs de « découverte », puisque hormis dans des revues spécialisées de science-fiction, il était jusqu’alors impossible de lire ces textes. Récompensé par le Prix James Tiptree Award en 1997, dés la parution de Voyages avec la femme des neiges, Kelly Link fait aujourd’hui figure de référence dans le domaine du fantastique à tendance onirique et horrifique. Les multiples récompenses glanées par l’écrivain depuis quelques années le prouvent (Prix World Fantasy en 1999, Nebula Award en 2001, Hugo Award en 2005 et Nebula Award en 2006, etc.)

    Une reconnaissance méritée, qui vient couronner un univers, une écriture et une voix vraiment singulière dans le milieu de la « SF » contemporaine (au sens large). En effet, Kelly Link, d’une grande intelligence et d’une sensibilité non moins affûtée impose tout au long de La Jeune détective... un ton original et une ambiance réellement intrigante. Ses nouvelles gentiment morbides résonnent en nous comme de mauvais rêves au petit matin. L’auteur semble puiser dans l’inconscient collectif, mélangeant chimères, relectures très personnelle des grands mythes de l’humanité ou adaptations moderne des contes sinistres de Hans Christian Andersen (Voyages avec la femme des neiges faisant évidemment référence à La Reine des Neiges, mais aussi plus étrangement, à Cendrillon) et des histoires non moins cruelles d’Hoffmann ou Edgar Allan Poe.

     

    Mais Kelly Link cultive avant tout un style résolument contemporain (exception faite du très british « Chapeau du Spécialiste » qui n’est pas sans évoquer le film Les Autres d’Alejandro Amenabar , ou « Leçon de Vol » et sa cohorte de dieux et demi-dieux) ce qui déplace en quelque sorte, son monde fantasque et fantastique dans le domaine obscur et inquiétant des légendes urbaines, des déambulations éveillés de l’adolescence et des songes de l’enfance. On trouvera aussi beaucoup de points communs avec les auteurs inclassables de la littérature générale. Ainsi, « Nymphéas, Lilas, Lilas, Iris », rapelle Ainsi vivent les morts de l’anglais Will Self, « Leçon de magie pour débutant » malgré son titre à la Harry Potter fait immanquablement penser aux textes des Légendes d’automne de Ray Bradbury, « Le sac à main féerique » et « Peau de chat », ne sont pas loin du Neil Gaiman de Neverwhere, Animaux de pierre est un clin d’œil à Lovecraft, quant à « Plan d’urgence anti-zombie », avec son évocation nocturne d’adolescents aisés, laissés à eux même par leurs parents irresponsables, il semble faire un autre clin d’œil, au Bret Easton Ellis à la fois léger et sophistiqué de Lunar Park, cette fois.

     

    Au final, avec La Jeune détective et autres histoires étranges nous poursuivons notre découverte de cette littérature « transgenre », que d’aucun nomme joliment transfiction. Un terme proposé par Francis Berthelot pour qualifier des textes qui n’entre ni vraiment dans le domaine de la science-fiction, ni réellement dans celui de la littérature générale. Une chose est sûre, ce recueil ravira les amateurs de littérature étrange (c’est le moins avec un titre pareil), de fantastique décalé ou encore les lecteurs de Jacques Barbieri ou de Jeff Noon, avec qui Kelly Link partage également, bien des points communs.

  • A propos du livre La chute de Nixon de Georges Ayache

    la chute de NIXON.JPGLe scandale du Watergate fut l'un des plus grands évènements des années 70, mettant aux prises médias et politiques aux USA.

    Dans son livre, "La chute de Nixon", Georges Ayache emmène les lecteurs dans un voyage à travers les événements tumultueux qui ont conduit à la chute du président Richard Nixon. Situé contre le contexte du scandale du Watergate, le livre explore le réseau de tromperie, de corruption et d'intrigues politiques qui ont finalement renversé l'un des hommes les plus puissants de l'histoire américaine. Un NIxon qui venait d'être réélu pour son 2eme mandat à une majorité écrasante...

    Le récit vivant d'Ayache et son attention méticuleuse aux détails historiques font de "La chute de Nixon" un incontournable pour les passionnés d'histoire et les accros de la politique. Du cambriolage initial au siège national du Comité démocrate aux révélations explosives de l'implication de Nixon dans la dissimulation et sa mise en place d'un système d'écoute et suivi des opposants politiques (relaté aussi dans le livre de Hunter Thompson Le Nouveau Testament Gonzo), Ayache dresse un portrait vivant d'une nation en tumulte et d'un président luttant pour conserver le pouvoir.

    Alors que les lecteurs suivent les rebondissements du scandale du Watergate, ils sont contraints de se confronter à des questions de loyauté, d'intégrité et de la véritable nature du pouvoir. La représentation habile d'Ayache des personnages complexes impliqués dans le scandale, de Nixon, en passant par son vice-president Mitchell, à son cabinet, avocats,  aux journalistes intrépides du Washington Post qui l'ont finalement renversé (Bob Woodward,   et Carl Bernstein,), ajoute de la profondeur et de la subtilité à l'histoire.

    Dans "La chute de Nixon", Ayache tisse habilement l'histoire et la fiction pour créer un récit captivant qui tiendra les lecteurs en haleine jusqu'à la dernière page. Que vous soyez un aficionado de politique aguerri ou simplement à la recherche d'une lecture captivante, ce livre est sûr de laisser une impression durable. 

    *la couverture du livre montre NIXON, défait, qui fuit la maison blanche à bord d'un hélicoptère et fait un dernier signe de victoire, qualifiée de grotesque par Hunther Thompson

    La chute de Nixon , Georges Ayache , Perrin, 2020, 352 pages

     

     

  • chronique de Café givré de Suzanne Selfors

    Café givré de Suzanne Selfors.JPGCafé givré raconte l'histoire de Sophie, une jeune fille ordinaire vivant dans la petite ville enneigée de Snowheresville. Lorsque sa mère disparaît mystérieusement, Sophie se retrouve plongée dans une quête pour la retrouver. Aidée par un groupe de personnages étonnants, tels qu'un Yéti amnésique et un gnome passionné de cuisine, Sophie découvre l'existence d'un café magique où les souhaits les plus fous peuvent devenir réalité. Ensemble, ils se lancent dans une aventure fantastique, où Sophie devra affronter ses peurs et trouver le courage de sauver sa mère.

    Les personnages du roman et son univers
     Sophie est une héroïne courageuse et forte, mais elle est également très humaine, ce qui la rend facile à aimer et à s'identifier. Les personnages secondaires, tels que le Yéti Auguste et le gnome Marcel, ajoutent une touche d'humour et de fantaisie à l'histoire. Chaque personnage est très bien développé, avec ses propres forces et ses faiblesses, ce qui les rend encore plus réels. L'un des points forts de ce livre est sans aucun doute l'univers créé par Suzanne Selfors. La petite ville enneigée de Snowheresville est dépeinte avec une telle précision que vous pouvez presque sentir le froid mordant et la magie flotter dans l'air. L'auteure utilise une prose descriptive et poétique qui vous transporte directement dans chaque scène, vous permettant d'explorer les endroits mystérieux et enchanteurs aux côtés des personnages.

     L'auteure sait maintenir le suspense tout au long du livre, vous donnant envie de tourner les pages sans vous arrêter. L'équilibre entre les moments drôles et émouvants est parfaitement dosé, ce qui rend l'histoire aussi touchante qu'amusante. Vous serez constamment surpris par les péripéties qui se dressent sur le chemin de Sophie.


    Café givré de Suzanne Selfors est un livre qui vous fera rire, vous émerveiller et vous toucher en même temps. Avec des personnages attachants, un univers enchanteur et une intrigue captivante, ce roman est un véritable trésor pour les amateurs de littérature fantastique. 

     

    chronique de Café givré de Suzanne Selfors

     

     

     

  • Avi sur le livre : La Mer de la fertilité, de Yukio Mishima

    La Mer de la fertilité, de Yukio Mishima.JPGLa Mer de la fertilité est une tétralogie de l'auteur japonais Yukio Mishima, de son vrai nom Kimitake Hiraoka. L'histoire se déroule dans un Japon qui vient de sortir de l'ère Meiji et qui, sous le poids de l'influence occidentale, peine à se réinventer. Sont racontées les différentes réincarnations du personnage principal, qui parcourt plusieurs périodes du Japon du XXe siècle. Œuvre-somme de l’auteur, débutée en 1964, La Mer de la fertilité est considérée comme l'accomplissement de toute une vie. C’est en 1970 que Mishima achève le quatrième tome : « L'Ange en décomposition ». Le 25 novembre, il poste à son éditeur la fin de son manuscrit…
    Le Japon est sous le choc quand il apprend le même jour, vers midi, que Yukio Mishima a pénétré le Quartier Général de l'armée de terre à Tokyo, avec quatre cadets de la Tatenokai (Société du Bouclier) – une milice privée qu'il avait créée en 1968 pour protéger l'Empereur –, et pris un général en otage. C'est dans ce même bâtiment qu'avait siégé le Tribunal militaire international de Tokyo qui condamna les chefs militaires nippons en 1946. Au balcon, Mishima lance un appel à changer la Constitution pacifiste imposée par les Américains, afin de redonner au Japon une armée digne de ce nom, et exhorte les soldats à se rebeller. Son discours est accueilli par des huées, des cris de dérision. Il sait bien que son projet est voué à l'échec. Il lance trois
    banzaï (« Longue vie à l'Empereur ») avant de retourner à l'intérieur et de se plonger un sabre de samouraï dans le ventre. Un de ses compagnons, Masakatsu Morita, s'y reprend à trois fois pour le décapiter, comme le veut la coutume samouraï, avant de se faire aussi seppuku

     

    La Mer de la fertilité, de Yukio Mishima